EURASIE (biogéographie)

EURASIE (biogéographie)
EURASIE (biogéographie)

L’Eurasie, bloc formé par l’ensemble des continents asiatique et européen, représente le tiers de la partie émergée de l’écorce terrestre: plus de 54 millions de km2 d’un seul tenant. Elle est entièrement située dans l’hémisphère nord – sauf l’extrême sud de la Malaisie – et se répartit à peu près également de part et d’autre du 45e parallèle.

En tête de tous les continents par son étendue, l’Eurasie l’est encore par son altitude moyenne: l’énorme «toit du monde» que constituent l’Himalaya et ses dépendances (entre 4 000 et 8 000 m) est relayé plus à l’ouest par les chaînes du Zagros, du Taurus et du Caucase, puis par celles des Alpes. En raison de sa forme massive, et du fait de la barrière montagneuse qui la divise d’ouest en est, l’Eurasie présente d’importants contrastes climatiques.

À l’aridité du cœur du continent asiatique (affectant plus du tiers de sa superficie) s’opposent en effet les climats humides des marges occidentales (Europe) et méridionales (Indo-Malaisie).

On sait que l’Inde et le Sud-Est asiatique, soumis au régime des moussons, sont parmi les régions du monde où il pleut le plus, bien qu’elles se situent, en latitude, au niveau du tropique du Cancer. Il y règne d’autre part un climat chaud (plus de 10 degrés en moyenne pour janvier). Ainsi l’Asie tropicale constitue-t-elle un domaine distinct qui contraste aussi bien avec les régions qui bénéficient d’un climat tempéré océanique (Europe occidentale, territoires bordant la mer du Japon) qu’avec celles qui sont soumises à un climat continental rigoureux (Europe orientale, Asie centrale, Sibérie). Il convient de rappeler que ces dernières, qui couvrent les trois quarts de la superficie de l’Eurasie, détiennent le record des basses températures – le «pôle du froid» étant situé à Verkhoïansk en Sibérie. L’isotherme 0 0C de janvier délimite un immense territoire où la neige séjourne de deux à cinq mois par an.

Telles sont les conditions climatiques qui commandent la distribution géographique actuelle des êtres vivants en Eurasie. Toutefois, les vicissitudes paléogéographiques de ce continent expliquent le peuplement végétal et animal des grandes régions naturelles.

1. Données paléogéographiques

L’Eurasie résulte de la fusion de plusieurs unités paléogéographiques très anciennes (boucliers scandinave, sibérien, mongol, indochinois et indien) individualisées dès le Précambrien et séparées par une immense mer, la Théthys, dont la Méditerranée actuelle n’est qu’un vestige. De vastes mouvements orogéniques ont affecté cet ensemble érigeant des barrières naturelles dont les chaînes alpines, en place depuis la fin du Miocène, sont les plus considérables.

Par sa situation géographique, l’Eurasie se rattache au sud-ouest au bloc africain, au sud-est au continent australien, et enfin au nord-est au continent américain auquel elle fut longtemps reliée.

Cette dernière liaison a eu, du point de vue biogéographique, un rôle important: voie de passage d’abord empruntée pendant la deuxième moitié de l’ère secondaire par les grands Reptiles du continent asiatique (Sauropodes, Iguanodontes), elle a permis, au Tertiaire, de nouveaux échanges de faune (Amblypodes, Équidés et Proboscidiens). Plus récemment, il y a environ 25 000 ans, l’homme profita de la possibilité de passage offerte par l’isthme de Béring pour aller d’Eurasie en Amérique. La végétation s’est également homogénéisée dans tout l’hémisphère nord. Cette flore dite arcto-tertiaire était riche en Cycadales, Palmiers, Ébénales, Sapotacées, familles actuellement confinées dans les régions tropicales.

Les glaciations successives du Quaternaire, dernier grand événement géologique, couvrirent l’Amérique du Nord et l’Eurasie d’un immense inlandsis à l’exception de la partie orientale. Elles eurent pour conséquences de refouler vers le sud la majorité des composants floristiques tandis que certains s’adaptaient (rhododendrons, pins, chênes, nymphéas) et que d’autres apparaissaient et se différenciaient (Composées, Crucifères).

Plus tard, lors de réchauffements climatiques, certains éléments floristiques remontèrent vers le nord. Ces fluctuations latitudinales ont laissé, en Europe par exemple, ici et là des espèces «témoins», soit d’affinités tropicales (Dioscorea pyrenaica , Haberlea , Apocynacées, Ramondia pyrenaica , Chamaerops humilis ), soit d’affinités arcto-tertiaires (Betula nana , Salix lapponum ).

Ces données paléogéographiques et surtout la similitude des peuplements végétal et animal expliquent que les régions paléarctique (Eurasie au nord de l’Himalaya) et néarctique (Amérique du Nord) aient été réunies par certains biogéographes en une vaste région holarctique.

Dans l’Ancien comme dans le Nouveau Monde, les grandes ceintures végétales se succèdent de la toundra aux déserts en passant par la zone forestière (forêt sempervirente, ou taïga, et forêts mixte et décidue), et la zone des prairies (steppes), déformées seulement par le relief montagneux. Nombre de formes végétales sont communes aux deux continents. Ainsi les sapins (Abies ), mélèzes (Larix ), aulnes (Alnus ) et hêtres (Fagus ) se retrouvent dans tout l’hémisphère Nord; de même les groseilliers (Ribes ), l’Empetrum . Plus rares sont les espèces qui sont circumboréales, telle l’anémone bleue (Anemone hepatica A. triloba ) des sols calcaires.

La faune est représentée soit par des formes identiques, loup et renne par exemple, soit par des formes très voisines: lynx d’Eurasie et lynx du Canada, renard d’Europe et renard américain, ours brun d’Eurasie et ours noir et grizzly d’Amérique... Dans d’autres cas, aux mêmes biotopes correspondent des animaux éthologiquement semblables: les chiens de prairie américains (Cynomys ) tiennent la place des sousliks eurasiatiques (Citellus ).

En revanche, les échanges biogéographiques entre le nord et le sud de l’Eurasie ont été très réduits du fait de la barrière himalayenne et de ses prolongements.

Ainsi a pu se constituer une région orientale ou Indo-Malaise originale, exempte de glaciations, et en rapport à peu près constant avec l’Afrique, bien que les échanges floristiques et fauniques soient considérablement freinés depuis le début du Quaternaire par la zone désertique d’Arabie.

Cette région orientale a de tous temps été nettement séparée de la région australo-papoue par de grandes fosses marines. La guirlande d’îles qui réunit les continents asiatique et australien constitue une région, la Wallacea, dont les affinités biogéographiques sont très discutées.

2. Les biomes de la région paléarctique

La frange littorale

Le littoral paléarctique s’étend de l’Europe du Nord à la Corée. Pauvres en faune littorale, car gelées pendant la plus grande partie de l’année, les eaux arctiques, de la Scandinavie au détroit de Béring, sont riches en microflore et en microfaune pélagique, et notamment en Crustacés (Euphausiacés) et Mollusques (Ptéropodes) formant d’immenses bancs de «krill» apprécié des baleines et de beaucoup de Poissons; ceux-ci alimenteront à leur tour Oiseaux et Mammifères pêcheurs. Si les espèces sont dans l’ensemble peu nombreuses, toutes sont représentées par une multitude d’individus adoptant souvent un mode de vie grégaire: colonies de mouettes tridactyles, de goélands sénateurs, de sternes et de plongeons arctiques; rassemblements de phoques à crête (Cystophora cristata ) et de morses sur le littoral au moment de la reproduction. Seul l’ours blanc mène une existence familiale et parfois solitaire.

Dans les eaux européennes et extrême-orientales, l’augmentation de la température moyenne permet un plus grand développement de la vie littorale et pélagique. Maintes espèces sont amphiboréales, c’est-à-dire présentes de part et d’autre du continent eurasiatique: phoque commun ou veau marin (Phoca vitulina ), dauphin (Phocaena phocaena ), divers Oiseaux marins (goélands, mouettes, labbes), Poissons (harengs, morues, raies, requins) et Invertébrés (Vers, Mollusques, Crustacés). Cette distribution s’expliquerait par un mélange des faunes à la faveur des climats moins rigoureux qui régnèrent au début du Quaternaire. D’autres espèces ont échappé à ce brassage: certaines sont caractéristiques des mers occidentales (rorqual atlantique, phoque gris, phoque du Groenland et nombreux poissons tels que harengs ou morues); de nombreux oiseaux nichent sur les falaises et îlots (pétrels tempête et fulmar, mouettes rieuse et pygmée, puffin des Anglais...); d’autres sont endémiques de la côte orientale: baleine grise et dauphin à ventre blanc, otarie à crinière, otarie des Pribilov, loutre de mer; recherchée pour sa fourrure, celle-ci aurait complètement disparu, si des mesures de protection n’avaient été prises; il n’en fut pas de même pour la vache marine ou rhytine de Steller, sirénien géant proche des lamantins, exterminée peu d’années après sa découverte au XVIIIe siècle.

La toundra

Le littoral arctique borde la toundra, immensité plus ou moins plate où seuls des bouleaux et des saules nains s’élèvent à quelques décimètres au-dessus du sol marécageux ou caillouteux couvert de lichens, de sphaignes et de myrtilles. Les conditions de vie y sont particulièrement dures: sol gelé en permanence (permafrost ) sur plusieurs mètres ou dizaines de mètres d’épaisseur, vents soufflant en tempête, hivers longs, froids et sombres, étés brefs, également froids et peu pluvieux. D’autres facteurs écologiques sont en revanche favorables: éclairement quasi permanent pendant les mois d’été et riche en ultraviolets, rareté des organismes microbiens pathogènes, présence de nombreuses plantes vivaces, de baies et de champignons qui se conservent sous la neige et assurent une nourriture fraîche aux animaux.

Ces derniers sont relativement abondants bien que le nombre d’espèces soit réduit. Beaucoup sont des endémiques: renard arctique (Alopex lagopus ), renne, lemmings de plusieurs espèces, lièvre variable, chouette harfang, bruant lapon, bruant des neiges, buse pattue, lagopède des saules, nombreux oiseaux d’eau (oies, cygnes). La plupart de ces animaux effectuent d’ailleurs des déplacements saisonniers de la toundra à la zone forestière, et beaucoup sont communs aux deux habitats: loup, renard, belette, etc.

Le sol gelé en permanence empêche le creusement de terriers, donc la présence d’une faune hypogée, en particulier d’Insectivores. Les lemmings ont résolu ce problème en s’abritant sous la neige où ils peuvent même se reproduire; leur multiplication rapide, favorisée certaines années par des étés longs, conduit à de véritables explosions démographiques entraînant ces rongeurs à migrer parfois en très grand nombre. Certaines espèces présentent des adaptations à la marche sur la neige (larges sabots du renne, «raquettes» du lièvre variable et du lagopède des saules) et au camouflage sur des espaces découverts (pelage mimétique variable du renard polaire, du lièvre, de l’hermine, de la chouette harfang et des lagopèdes).

La ceinture forestière

Au sud de la toundra, de la Scandinavie à la mer d’Okhotsk, s’étend la taïga (épicéas, mélèzes, sapins) qui ne cède la place aux bouleaux et aux trembles que dans les clairières, le long des cours d’eau ou sur les terres incendiées. Aux deux extrémités du continent, en Europe et en Extrême-Orient (Mandchourie, Chine du Nord, Corée, Japon), l’influence marine permet aux feuillus de l’emporter sur les conifères, formant des forêts mixtes de chênes, hêtres, ormes, bouleaux, trembles, pins et épicéas.

Les ressources sont évidemment moins variées dans la taïga que dans les forêts mixtes, mais la présence tout au long de l’année de rameaux, bourgeons et graines de conifères permet à une faune très spécialisée de se maintenir malgré la rigueur des hivers et l’épaisseur de la couche neigeuse. Le dur-bec des sapins (Pinicola enucleator ), le casse-noix (Nucifraga caryocatactes ), le mésangeai (Cractes infaustus ), les deux-becs-croisés (Loxia curvirostra et L. leucoptera ), l’écureuil «petit gris» (Sciurus vulgaris ), l’écureuil terrestre rayé (Eutamias sibiricus ), l’écureuil volant (Pteromys volans ), les divers campagnols se nourrissent tous essentiellement de graines de conifères. D’autres vivent de bourgeons et de baies: gelinotte (Tetrastes bonasia ), grand tétras (Tetrao urogallus ), jaseur boréal (Bombycilla garrulus ), bouvreuil (Pyrrhula pyrrhula ). Enfin les plantes des innombrables lacs de la taïga forment la base de l’alimentation de l’élan, particulièrement adapté, par la longueur de ses membres, à la locomotion en neige épaisse. Les nombreux Rongeurs de la taïga sont la proie de Rapaces nocturnes (chouette lapone, chouette épervière, chouette de Tengmalm) ou de Mammifères prédateurs dont les plus caractéristiques sont le glouton (Gulo gulo ) et la zibeline (Martes zibellina ).

Nombre d’espèces de la taïga se retrouvent dans les forêts mixtes d’Europe et d’Extrême-Orient: ours brun, lynx, cerf élaphe, sanglier, loup (bien que plus répandu dans la toundra et la steppe), renard, blaireau, belette, hérisson, hermine et près de vingt espèces de chauves-souris (pipistrelles, noctules, rhinolophes, murins, oreillards) et, parmi les Oiseaux, le grand-duc, l’autour, l’épervier, la pie, le pic noir, le pic tridactyle, la sitelle et la plupart des petits passereaux: grives, mésanges, gobe-mouches, pinsons et chardonnerets. Près des cours d’eau se rencontrent castors, loutres, campagnols aquatiques et de nombreux oiseaux. Peu de Reptiles, par contre, ont une aire de répartition aussi vaste et les seules espèces communes à toute la ceinture forestière paléarctique sont le lézard vivipare et la péliade (Vipera berus ) que leur mode de reproduction rend relativement indépendants du milieu: au lieu d’être déposés dans le sol, comme c’est la règle chez les Reptiles, les œufs achèvent leur développement dans les cornes utérines et éclosent dans le cloaque maternel.

Dans les forêts tempérées occidentales, les conditions moins rigoureuses permettent le développement d’une foule d’Insectes (Coléoptères, Hémiptères, Orthoptères), de Mollusques terrestres (escargots), proies de nombreux oiseaux diurnes ou nocturnes et d’Insectivores. Les Batraciens (grenouille, rainette) et les Reptiles (orvet, divers lézards, coronelle lisse, couleuvre à collier, vipères aspic et péliade) sont aussi abondants. Certaines espèces sont endémiques: le chat sauvage (Felis silvestris ), la martre et la fouine (Martes martes et M. foina ), le putois et le vison d’Europe (Mustela putorius et M. lutreola ) et, parmi les oiseaux, l’autour et le grand-duc; cerfs, chevreuils, sangliers, lapins et lièvres sont aussi caractéristiques de ces régions; de même, les bisons qui ne forment plus qu’un petit troupeau protégé à la frontière polono-russe.

Pendant l’hiver, beaucoup de ces animaux conservent leurs activités (chevreuil, écureuil...); d’autres migrent (les oiseaux en particulier et, au siècle dernier, les sangliers qui, par hordes ou «boutées», se déplaçaient de la Russie vers les Ardennes, accompagnés souvent de loups); d’autres enfin entrent en léthargie (loir, blaireau, tous Reptiles et Batraciens) ou survivent sous forme d’œufs, de larves (Insectes).

Le peuplement faunique des forêts caducifoliées d’Extrême-Orient a subi des influences septentrionales, tempérées et tropicales. L’ours noir du Tibet, le tigre, la panthère, le chat-tigre et, parmi les oiseaux, l’engoulevent indien (Caprimulgus indicus ), le loriot à tête nue présentent des affinités avec la faune indo-himalayenne. On retrouve écureuils terrestre et volant, ours brun, lynx, putois, hérisson des forêts occidentales. Toutefois, le cours de l’Iénisséi constitue une frontière pour de nombreuses espèces de Mammifères et d’Oiseaux. Certaines formes sont aussi caractéristiques de ces contrées: le chien viverrin (Nyctereutes procyonides ), le cerf sika (Cervus nippon ), le lièvre de Mandchourie (Lepus brachyurus ) et des oiseaux (faisan de Mandchourie, canard mandarin, grue de Manchourie).

Les steppes et semi-déserts

La pluviosité diminuant du littoral au centre du continent eurasiatique, la forêt cède la place à la steppe ou prairie qui s’étend pratiquement sans interruption de la Hongrie (pushta) à la Mongolie et au Tibet. C’est un «océan» de Graminées où dominent les stipas, les fétuques, les chiendents, parsemé au printemps d’une profusion de fleurs (iris, pivoines, campanules, nombreuses Composées, Papilionacées, Ombellifères) et en été des innombrables boules rouges du chardon des steppes. L’aridité est le caractère dominant de ce milieu qui, au fur et à mesure que l’on s’enfonce vers le sud et le centre du continent, est remplacé progressivement par le semi-désert à la végétation clairsemée, puis le véritable désert.

La steppe et le semi-désert ont représenté et représentent un habitat idéal pour tous les Ongulés des régions froides et tempérées: aurochs (Bos primigenius ), bison (Bison bonasus ), cheval de Przewalsky (Equus przewalsky ), âne sauvage ou hémione (Equus hemionus ), chameau de Bactriane (Camelus bactrianus ), antilope saïga (Saiga tatarica ), antilope de Przewalsky (Procapra picticaudata ), mouflon (Ovis ammon ) et deux gazelles (Gazella subgutturosa , G. gutturosa ). Certaines de ces espèces sont éteintes (Aurochs ) ou ne survivent qu’en petit nombre en captivité (cheval sauvage), dans des réserves (bison) ou n’existent plus qu’à l’état domestique (chameau). D’autres ont pu reconstituer leur troupeau, telle la saïga dont il ne restait plus qu’un millier vers 1930 et qui, grâce à d’ultimes mesures de protection, forme actuellement un troupeau de près de 3 millions de têtes, dont 300 000 sont chassées chaque année.

Autres habitants typiques de la steppe, les Rongeurs dont on a dénombré par endroits plus de 30 000 individus par kilomètre carré. Tous sont fouisseurs (certains même franchement souterrains, tels les Ellobius et Spalax aux yeux atrophiés) et la plupart vivent en colonies. Les plus communs sont les sousliks (Citellus sp. ), les marmottes (Marmottabobac ), de nombreux campagnols (Microtus sp. ), hamsters (Cricetus et Cricetulus sp. ), mulots (Apodemus sp. ) et souris des steppes (Sicista sp. ). Par la quantité de terre qu’ils remuent, leur influence sur la formation des sols est considérable, en particulier celle des marmottes et des sousliks. Ces derniers élèvent des tumuli représentant 2 à 3 m3 de terre et si rapprochés que la steppe prend un aspect ondulé. Aussi importantes sont les matières organiques entassées dans les terriers et qui, en fermentant, forment de l’humus. Tous ces rongeurs sont considérés comme d’importants réservoirs de virus. Ils sont la proie de divers animaux: renard corsac, putois pâle (Mustela eversmanni ), fouine steppique (Vormela peregusna ), chat manul (endémique), chat ganté (Felis libyca ) et, parmi les Oiseaux, de trois espèces d’aigles, du busard pâle (Circus macrourus ), de la buse variable (Buteo buteo ) et de faucons divers. Également caractéristiques de la zone des steppes sont la grande outarde (Otis tarda ), l’outarde canepetière (O. tetrax ), la grue cendrée, la perdrix, la caille, le rollier (Coracias garrulus ), deux espèces de guêpiers et des étourneaux dont le martin rosellin (Pastor roseus ) qui pourchassent de nombreux insectes (bourdons, abeilles et surtout sauterelles).

Peu de Reptiles et d’Amphibiens habitent ces régions steppiques. Parmi les premiers, on peut citer la vipère des steppes (Vipera ursini ), le sheltopuzik (Ophisaurus apodus ) et le Phrynocephalus , petit lézard Agamidé. Des crapauds vivent en commensaux avec les Rongeurs et quelques grenouilles (Rana arvalis , R. chensinensis ) se localisent dans les espaces humides et boisés.

Les déserts chauds et froids

De l’Arabie à la Mongolie s’étend une immense zone de déserts que l’on peut diviser en deux blocs: l’un de l’Arabie au nord de l’Inde est le prolongement naturel des déserts africains (région saharo-sindienne); l’autre (déserts d’Asie centrale et de la haute Asie) en est isolé par une série de barrières montagneuses. Leurs caractères communs sont évidemment la très faible pluviosité, particulièrement sensible dans les déserts glaiseux et pierreux mais aussi la chaleur et surtout les écarts thermiques. Dans les sols sablonneux, l’eau échappe en grande partie à l’évaporation en pénétrant en profondeur et permet à une végétation, souvent éphémère, de se développer. De nombreuses plantes à bulbes, des armoises et des Graminées colonisent ces déserts dont les éléments caractéristiques sont cependant des arbrisseaux squelettiques (Calligonum et Arthrophytum ou saxaoul) et quelques rares acacias.

Dans le monde animal, les adaptations à la vie dans les déserts sont nombreuses: mimétisme (coloration «désertique» des Mammifères, Oiseaux et Reptiles), adaptation à la locomotion sur le sable meuble par allongement des doigts ou des griffes (lézards Agamidés et geckos); alouettes, traquets et autres oiseaux; gerboises et écureuils terrestres (Spermophilopsis ), par la formation de «raquettes» de poils (gerboise Dipus sagitta ) et de «peignes» lamelleux (gecko Crossobamon eversmanni , gerboise Paradipus ctenodactylus ) ou simplement par élargissement des doigts, comme chez les gangas ou perdrix des sables. Nombreux sont d’autre part les serpents (le Boïdé Eryx , le Vipéridé Echis ) et les lézards (scinques) qui ont adopté un mode de vie semi-fouisseur, se déplaçant ou se dissimulant dans le sable. Enfin certaines espèces strictement herbivores (tortues, sousliks) tombent en léthargie (estivation) en dehors de la brève période de végétation (février à juin).

La péninsule arabique, un des déserts les plus arides du monde, constitue une barrière entre l’Afrique et l’Asie. Sa faune très pauvre comporte cependant quelques endémiques: lérot d’Arabie (Eliomys melanurus ), mérion royal (Meriones rex ), des gerbilles (Gerbillus poecilops et G. famulus ), l’acomys doré (Acomys russatus ). Les autres Rongeurs sont soit d’affinités asiatiques (gerboise de l’Euphrate, Tatera indien), soit d’affinités saharo-éthiopiennes, ainsi que les quelques herbivores (gazelles, oryx blanc). Leurs prédateurs sont surtout africains ou saharo-sindiens (chacal, hyène rayée).

Plus original est le peuplement des déserts d’Asie centrale où se rencontrent de nombreux genres et espèces endémiques: parmi les Insectes, des scorpions, Coléoptères, Orthoptères dont le criquet du désert constitue certaines années un véritable fléau, des termites, des fourmis du genre Cataglyphis ; parmi les Reptiles, les genres Eremias et Phrynocephalus ; des Rongeurs (gerboises et gerbilles), des Insectivores, des Crustacés cloportes (Hemilepistus ); des Oiseaux, dont le crave terrestre (), des gangas (Pterocles orientalis , P. alchata ), des alouettes, traquets, guêpiers, moineaux des saxaouls (Passer ammodendri ); des Carnivores, guépard, loup désertique, caracal, renard (Vulpes cana ).

Les montagnes d’Eurasie

Le cœur du continent asiatique est occupé par un imposant relief montagneux (3 000 m en moyenne et quatorze sommets de plus de 8 000 m) qui se ramifie en chaînes étroites jusqu’en Espagne et au Kamtchatka. Les contreforts de ce massif, généralement mieux arrosés que les plaines avoisinantes, sont le plus souvent couverts de forêts mixtes, cédant progressivement la place à des peuplements de conifères purs, puis à des prairies alpines et enfin à une végétation apparentée à celle de la toundra. Cette division en zones d’altitude disparaît dans le centre, où les immenses plateaux du Tibet et de Mongolie ne reçoivent que peu de pluies; ils n’abritent qu’une végétation steppique ou même subdésertique.

Rien d’étonnant, par conséquent, si, en Asie centrale, à des altitudes supérieures à 3 000 m, on observe des éléments fauniques caractéristiques des zones arides basses: gazelles de Przewalsky, hémiones, marmottes, sousliks, gangas, mais il est plus surprenant de découvrir dans ces régions où les variations de température sont importantes de nombreux Reptiles: vipère des steppes (Vipera ursini ), lézard apode ou sheltopuzik (Ophisaurus apodus ), deux espèces de scinques, trois Eremias , enfin un agame (Phrynocephalus theobaldi ) qui détient le record d’altitude des Reptiles, puisqu’on le trouve encore à 5 400 m.

D’autres animaux sont plus spécialement montagnards ou submontagnards: mouflons (autrefois répandus dans certaines steppes basses), divers bouquetins (appartenant tous à l’espèce Capra aegagrus – sauf le markhor, C. falconeri , reconnaissable à ses cornes en «tire-bouchon»), et, parmi les oiseaux, aigles et vautours, gypaëte barbu, grand corbeau, crave, chocard, merle des roches, tichodrome échelette et accenteur alpin.

On peut distinguer dans ce massif trois centres d’endémisme: les Alpes, les plateaux d’Asie centrale, l’Himalaya. Les montagnes occidentales jusqu’au Caucase renferment le chamois – avec sa variété pyrénéenne l’isard –, la marmotte des Alpes, le campagnol des neiges. Caractéristiques des plateaux de l’Asie centrale sont le yak (Bos grunniensis ) domestiqué depuis fort longtemps au Tibet, l’antilope chiru (Pantholops hodgsoni ), la gazelle de Przewalsky (Procapra picticaudata ), une race d’hémione, le kiang, l’once ou panthère des neiges, l’ours du Tibet, trois Rongeurs du genre Pika , les poules des neiges (Tetraogallus ), la belette de l’Altaï (Mustela altaïca ).

L’Himalaya et le Sichuan, barrières entre les régions paléarctique et orientale, présentent un peuplement mixte, mais également certaines formes tout à fait originales: mouton bleu ou nayaur (Pseudois nayaur ), takin (Budorcas taxicolor ), grand et petit pandas, singe doré ou rhinopithèque de Roxellane, goral (Nemorhaedus goral ), thar (Hemitragus jemlahicus ), serow (Capricornis sumatraensis ) et ours à collier (Selenarctos tibetanus ). Les quatre dernières espèces dont la localisation n’est pas limitée se retrouvent toutefois dans quelques régions souvent fort éloignées (Arabie pour le thar, Japon pour le goral et l’ours, Sumatra pour le serow). Enfin, la faune avienne est également riche en endémiques: pie bleue, nombreux Phasianidés (faisans).

3. La région orientale

Climat et végétation

Toute l’Asie tropicale est soumise à l’influence des moussons dont le mécanisme bien connu (vents d’été chargés d’humidité, venant de la mer, et vents d’hiver secs, d’origine continentale) se traduit par une alternance des saisons pluvieuse et sèche. Dans les zones équatoriales, ces alternances s’estompent sous l’action des alizés et le climat devient pluvieux. Le total des précipitations annuelles est dans l’ensemble élevé et, la chaleur aidant, la plus grande partie de la région orientale était primitivement couverte de forêts (cf. ASIE – Géographie physique).

Dans les zones à saisons sèche et humide bien tranchées, dominent les forêts relativement basses et claires («sal forests» de l’Inde, «indaing forests» de Birmanie, «forêts clairières» du Cambodge et du Vietnam) principalement composées d’arbres de la famille des Diptérocarpacées (Dipterocarpus , Shorea , etc.); le sous-bois est dense, formé surtout de Graminées (Andropogon , Themeda , Arundinella et bambous nains: Arundinaria sp. ). Les zones équatoriales ou subéquatoriales sont couvertes par la forêt dense, caractérisée par sa voûte ininterrompue, son sous-bois dégagé et la variété des essences qui la composent (Diptérocarpacées, Papilionacées, Méliacées, Irvingées, Myrtacées, etc.), aucune n’arrivant à dominer nettement (alors que dans les forêts claires souvent une seule espèce ou deux l’emportent très largement). Cette forêt dense couvre ainsi les zones basses, marécageuses, et particulièrement les collines et les montagnes qui recueillent la plus grande partie des rares pluies de la saison sèche.

Les côtes tropicales sont envahies par la mangrove, domaine des Rhizophora , Sonneratia , Bruguiera et du palmier Nipa . Les deltas des grands fleuves et les parties basses marécageuses sont couvertes de bambous et de graminées (canne à sucre, Saccharum ) pouvant atteindre 3 m.

Peuplement vertébré

Peuplement mammalien

Malgré la richesse de sa faune, la région orientale ne compte qu’un ordre et cinq familles endémiques de Mammifères. L’ordre est celui des Dermoptères, représenté d’ailleurs par une seule espèce, le galéopithèque ou «lémur volant» (bien qu’il n’ait rien de commun avec les Lémuriens); cet animal de la taille d’un lapin a les quatre membres et la queue reliés par une membrane qui lui permet de planer sur une assez grande distance. Les cinq familles originales sont: les Tupaïdés ou Tupaïes, Insectivores arboricoles ayant l’allure d’écureuils à museau pointu; les Lorisiidés ou Nycticèbes, animaux nocturnes aux mouvements extrêmement lents, les Tarsiidés ou Tarsiers, à l’aspect très voisin de celui de certains Lémuriens de petite taille, caractérisés par leurs longs doigts terminés par de petits coussinets et de véritables ongles; enfin, cette région est la patrie de deux familles très originales de singes anthropoïdes: les Pongidés ou orang-outans et les Hylobatidés ou gibbons.

Si les grands groupes endémiques mammaliens sont peu nombreux en Asie tropicale, les genres et les espèces originaux en revanche foisonnent. Parmi les singes, les plus communs sont les macaques et les semnopithèques dont l’étonnant nasique du nord de Bornéo. Les Ongulés, particulièrement abondants dans les forêts claires, sont représentés par l’éléphant d’Asie, plusieurs grands Bovidés (buffle d’eau, gaur, banteng, kouprey, zébu), une grande variété de Cervidés (notamment le sambar et le muntjac), quelques Antilopidés (nylgaï, cervicapre, gazelle indienne, antilope tétracère), des chevrotains ou tragules, enfin plusieurs espèces de sangliers, trois espèces de rhinocéros et le tapir indien. Les grands Carnivores sont le lion indien, le tigre, la panthère (souvent noire), la panthère nébuleuse, l’ours lippu et l’ours des cocotiers, la hyène rayée, le chacal et le chien rouge ou cuon. Un nombre élevé d’espèces endémiques se rencontre aussi parmi les petits Carnivores (chats, mangoustes, civettes, etc.), parmi les Rongeurs (écureuils géants, écureuils volants, rats de toutes sortes), les Insectivores, gymnures, musaraignes et les chauves-souris aussi bien frugivores et nectarivores qu’insectivores.

Peuplement avien et reptilien

Parmi les Oiseaux, seule la famille des Aegithinidés est endémique de la région; elle compte une quinzaine d’espèces, appartenant pour la plupart à l’archipel Malais. Ce sont des Oiseaux de la taille d’un pinson à celle d’une grive, à bec assez long et à petites pattes, dont les plus remarquables sont l’oiseau bleu des fées (Irena puella ) au plumage azur et bleu velouté et, bien connus des oiseliers, les verdins (Chloropsis ), presque entièrement verts. Une autre famille très caractéristique de la région orientale, mais non endémique, est celle des Phasianidés, dont les représentants asiatiques sont les paons (deux espèces) et les Argus au plumage brun ocellé. À côté d’une étonnante variété de faisans et de perdrix, soulignons également la présence de trois espèces de poules sauvages dont l’une (Gallus gallus ) est incontestablement l’ancêtre des poules domestiques. Aussi caractéristiques et abondants sont les bulbuls (Pycnonotidés), les souïmangas (Nectariniidés), les tisserins (Plocéidés), les barbus (Capitonidés), les coucous (Cuculidés), les pigeons verts (Tréronidés), les gobe-mouches (Muscicapidés) et bien d’autres groupes que la région orientale partage avec l’Afrique.

À l’exception de deux familles endémiques, celles des Uropeltidés et Xénopeltidés, serpents primitifs et fouisseurs, l’Asie tropicale, connue pour sa grande richesse en Ophidiens, ne possède que des formes voisines de celles qui habitent l’Afrique: pythons, vipère de Russel, najas, typhlops (inoffensifs serpents minutes) et divers serpents arboricoles (Dendrophis , Dryophis , etc.). dans les arbres vivent également les vipères à fossette (Trimeresurus ), apparentées aux serpents à sonnette américains. Parmi les lézards, à l’exception du Lanthanotus de Bornéo (forme endémique peu connue qui serait proche des Hélodermes américains), la plupart des espèces appartiennent à des familles également répandues en Afrique: scinques forestiers, geckos variés, agames de toutes sortes (dont un genre original, Draco , ou dragon volant). Le gavial, crocodile à long nez, est endémique des zones marécageuses.

Enfin les Batraciens anoures sont largement répandus dans cette région. Les grenouilles volantes de Bornéo (Rhacophorus ) sont les plus typiques.

Peuplement invertébré

La faune invertébrée est très diverse surtout en ce qui concerne les Insectes.

Les Coléoptères sont nombreux (longicornes, cétoines, buprestes géants). Non moins variés sont les Lépidoptères (Kallima , radja) et Ornithoptères géants. Mouches (Ceratopogon ), moustiques, abeilles, mélipones, guêpes, frelons-tigres (Vespa tropica ), les fourmis amazones (Dorylus , Aenictus ), géantes (Camponotus ), fileuses (Œcophylla ), symbiotes (Myrmecodia et Hydnophytum ), les termites, les Arachnides (scorpions, scolopendres, araignées) pullulent dans les forêts.

Les Orthoptères (phyllies, locustes, mantes religieuses, phasmes) présentent de nombreuses formes mimétiques. La mangrove renferme des Crustacés caractéristiques: crabe-soldat (Dotilla mictyroides ) et crabe combattant (Uca pugnax ).

Parmi les Mollusques gastéropodes se rencontrent de nombreux genres endémiques parmi les espèces aussi bien aquatiques que terrestres (Cyclophorus , Pterocyclos , Hybocystis ). À Bornéo, les Operculés constituent le tiers des Mollusques terrestres. Sont encore caractéristiques de cette région les Nanina , les Hélicéens Plectocyclis , les Acavus .

4. La Wallacea

Si les affinités néarctiques de la région paléarctique et éthiopiennes de la région orientale sont difficilement contestables, celles des îles situées à l’est de Bornéo et de Java semblent beaucoup moins évidentes et font, depuis le siècle dernier, l’objet d’ardentes discussions entre biogéographes (A. R. Wallace, M. Weber...) désireux de tracer une frontière nette entre la faune orientale et la faune australienne.

En ce qui concerne les Oiseaux, le nombre des formes indo-malaises diminue progressivement en allant vers l’est, tandis que celui des formes australo-papoues augmente. Chez les Reptiles, les représentants de la région orientale dominent nettement et atteignent même la Nouvelle-Guinée, alors qu’un nombre infime d’espèces australo-papoues a pu s’étendre vers l’ouest. Pour les poissons d’eau douce, la limite entre formes indo-malaises et australiennes est extrêmement nette et passe entre Bornéo et Célèbes, puis entre Java et Bali. Le peuplement mammalien a été très perturbé par l’homme qui a transporté d’île en île de nombreuses espèces (macaques, civettes, porcs-épics, cerfs et sangliers, Rongeurs et musaraignes).

Toutefois, quelques Marsupiaux se retrouvent jusqu’à Célèbes (phalangers) ainsi qu’aux îles Aru (kangourous, rat marsupial).

Finalement et bien qu’elle ait été à maintes reprises contestée, il semble que la ligne dite de Wallace (du nom du naturaliste anglais A R. Wallace, 1823-1913) constitue à l’est la frontière la plus acceptable de la région orientale. L’origine du peuplement animal des îles comprises entre cette ligne et la Nouvelle-Guinée et l’Australie n’est pas expliquée pour autant. Et la présence dans cette région, connue sous le nom de Wallacea , d’un certain nombre de formes très originales (en particulier à Célèbes où vivent deux espèces de singes, un Bovidé, l’anoa, un Suidé, le babirussa, un écureuil et une civette endémiques; à Florès et Komodo également, où se trouve un varan, géant du monde des lézards) ne rend ses affinités que plus contestables.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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